Samedi 21 décembre 2013 Marquer un départ pour lancer un avenir

Retenez dés à présent la date du samedi 21 décembre 2013 pour une journée de fête à la Cabane à gratter .

Voici trois ans que la Cabane revit, après sa fermeture .

Nouvelle étape : après les travaux de la place André Meunier en 2014, une nouvelle construction dont les plans ont été élaborés en concertation avec les usagers aura toute sa place sur le site et restera un lieu de convivialité ouvert à tous quelque soit son origine et ses moyens , un lieu social permettant l'expression des compétences de chacun , notamment des plus démunis 

Le 21 décembre se veut une fête tremplin permettant de rassembler tous ceux qui ont oeuvré pour le développement de l'association . Elle se déroulera de 11h à 17h , chacun pourra y participer à sa manière , amener ses savoirs , sa bonne humeur et son improvisation .

En attendant d'autres précisions, nous vous disons à bientôt .

Automne 2013

solidarité

L'été 2013 a été dominé par l'arrivée de nombreuses personnes venues d'Espagne où comme on le sait, une crise grave sévit .

On se le dit de bouche à oreille, on trouve un accueil, un repos, une écoute à la Cabane à gratter ...

Charles, étudiant en langues, a lui aussi découvert ce lieu et a consacré de nombreuses journées de son temps de vacances à trouver sa place dans cette population et à apporter sa contribution en permettant à un jeune Hongrois, ne parlant pas un mot de français, un début d'apprentissage de cette langue, personne ne pouvant servir d'interprète à ce dernier .On imagine ce que peut être la situation de quelqu'un incapable de comprendre et de se faire comprendre dans les plus menues mais aussi les plus importantes situations de la vie quotidienne !

Tout cela a débouché sur une complicité et un repas amical , typiquement hongrois , conçu et réalisé à la Cabane avant le départ de Charles en octobre

 

 

 

 

17 Octobre : journée mondiale du refus de la misère


Pour cet évènement qui a eu  lieu à Bordeaux, sur le parvis des Droits de l'homme, rue des Frères Bonnie, la Cabane à gratter à été à l'initiative d'une chorale qui en partenariat avec le Mouvement ATD Quart Monde a repris le chant Freedom, comme  dans tous les lieux du monde où se commémore cette journée .Elle a également établi le contact avec plusieurs personnes qui se sont impliquées dans cette manifestation .

 

18 octobre : rencontre des associations partenaires du collectif "Capacitation Citoyenne" ( dont la Cabane à gratter) et d'acteurs politiques locaux . Il se réunit pour la première fois en grande assemblée à Bordeaux à la Rock School Barbey,  sur le thème

"Pratiques artistiques et culturelles et action politique"

 

80 personnes participent à cette journée 

Peinture, sculpture, musique, expression libre, poésie...sont une manière de communiquer avec d'autres, lorsqu'on ne sait pas forcément s'exprimer, c'est une façon d'être "diseurs de vie " pour des personnes qui ne vous connaissent pas .

Accompagner cette capacité de dire par soi même, ce que l'on fait, et ce que l'on pense peut changer le rapport à la politique . Souvent, c'est un évènement culturel qui fait basculer la vie d'un quartier .

En valorisant des créations artistiques , on contribue à réunir deux mondes .

Le jazz, le slam, ont donné l'affirmation de l'identité des noirs, des jeunes dans une société , les dessins d'enfants pendant les guerres sont un plaidoyer pour la paix .

La journée se termine à la Cabane à gratter . Le totem y rappelle que le même sang irrigue par le coeur les personnes de toutes origines .

 

 


 

 

 

 

 

 

28_juin_2013

 

ETE 2013

Pour vous distraire : récit du dernier atelier fresque par l'animatrice

"
Tout d'abord un homme assez jeune (Gervais doit savoir son prénom) est venu peindre, en perspective, l'école moderne qui se trouve sur la place. Il a été d'une assiduité impressionnante, très investi et concentré sur son œuvre ; il est resté là une grande partie de l'après-midi.
Sont passés un couple avec deux enfants, dont un en poussette, et un ami à eux qui avait aussi un enfant. Ils ont choisi tout d'abord de regarder. Je leur ai parlé du projet, de la première fresque qu'ils pouvaient aller voir à la bibliothèque. Ils ont dit qu'ils reviendraient pour peindre plus tard.
Un monsieur est passé avec deux petits garçons, très équipés et motivés. L'un deux s'appelait Nathan ou Noé, Gervais les connaît forcément.
Ils avaient apporté des tampons en mousse qu'ils ont voulu essayer à qui mieux mieux sur la toile, avec parfois des résultats incertains mais une joie sans cesse renouvelée.
Une jeune femme était là aussi avec son petit garçon, elle a peint avec lui, s'en est beaucoup occupé, l'a aidé, aussi et surtout pour les tampons et pour qu'il ne recouvre pas la peinture de Gervais qui commençait à rouler des yeux quand les gros traits de peinture hésitants s'approchaient de son œuvre. Cela s'est passé de manière très conviviale et respectueuse.
Le monsieur avec les petits garçons a fini par aller s'allonger dans un fauteuil de la cabane et regarder de loin tout ce petit monde s'affairer.
Le couple, leur ami et leurs enfants sont revenus peindre. L'ami ne parlait pas français. Tous les adultes ont peint  avec beaucoup de joie et de concentration. C'était impressionnant de voir comme ils s'investissaient à plusieurs dans cette œuvre commune. Ils ont vraiment fait une peinture collective.
Ils étaient tellement absorbés qu'ils en oubliaient un peu les enfants à qui j'ai proposé au bout d'un moment de laisser de côté les tampons en mousse avant que cela ne dégénère. En effet, ils avaient trouvé très amusant d'appuyer sur le bouton de la fontaine pour récupérer l'eau dans une bassine, y tremper les tampons sans les essorer. L'atelier commençait à se déplacer hors de la toile et les vêtements finissaient à eux seuls par devenir une œuvre d'art. Sans compter les chaussures qui auraient largement préféré s'appeler "bottes en caoutchouc" pour patauger plus allègrement.
Bref, j'ai rincé les tampons et les ai rangé dans la mallette des deux petits gars (qui eux, avaient momentanément disparus avec le monsieur qui les accompagnait) et nous avons continué jusqu'à ce que le bambin dans la poussette ne manifeste trop fort son écœurement et sa colère de ne pas participer à l'œuvre collective malgré mes tentatives d'amusement... il avait envie que ça roule et de passer à autre chose.
Ils se sont donc envolés telle une nuée de moineaux, ravis de leur escapade picturale.
La toile a été désertée un moment, le temps pour nous d'aller parler à droite et à gauche, et de découvrir les parties de dominos endiablées ponctuées d'exclamations créoles, comme si les joueurs pouvaient s'engueuler joyeusement et de façon presque théâtrale en claquant leurs dominos sur la table. Quelles bonnes parties ! ... de rire pour moi.
Puis un nuage gris a eu raison de l'atelier car, pendant que nous laissions sécher la peinture quelques grosses gouttes se sont mises à tomber. Heureusement, des bras valeureux et costauds sont venus replier la toile et remporter la table qui la soutenait.
Une belle après-midi donc de plus à vivre à la cabane..."

 

 Pas de programme précis pour les mois d'été mais du "au jour le jour" exception faite pour les deux ateliers jardinage mis en place par Friche and cheap et l'Epicerie en collaboration avec la Cabane à gratter les 18 juillet et le 6 août de 10h à 12heures .

 

Au plaisir de vous retrouver lors d'un passage sur la place André Meunier , nous vous disons à bientôt...

 

 

 

Mai_Juin_2013

Mai - Juin 2013 , mois de pluie , mois de fêtes…..

La pluie n’est pas la bienvenue pour ceux qui doivent vivre dehors mais elle a quand même  quelques avantages pour ceux qui sont regroupés sous la Cabane à gratter, en permettant  de : développer  l’ingéniosité

Avec du bois et de la peinture , fabriquer un jeu de dames,

 

 

préparer en douce un cadeau surprise …

 

 

Elle favorise aussi,  la pousse des plantes et légumes du « jardin à gratter »

Il surgit  même parfois des floraisons inédites et originales, fruit de la collaboration des passants !

Le 31 mai, nous pouvions déjà récolter les petits pois tendres et sucrés pour les partager lors du pique nique organisé par Friche and Cheap et l’Epicerie Solidaire, à l’arrêt du tram « Camponac Médiathèque » à Pessac

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Les samoussas de la Cabane ont été aussi appréciés .

Quelques belles éclaircies ont permis de fêter des anniversaires comme celui d’Eric et de Bernard

                                                                  

 

 

 

 

Et d’avancer la peinture de la fresque « rêves de désert »

 

 

 

Juin, c’est le mois des fêtes….

Et à la Cabane à gratter, on a bien besoin en cette période d’émigration intense, de souci d’un toit pour la nuit, de recherche de travail improbable, d’ennui et parfois de désespérance .

La pétanque bat son plein et en attendant le tournoi de la place André Meunier, les joueurs participent à celui du Sacré Cœur .

19 Juin : anniversaire de Gervais ,cadeau surprise…repas antillais, gâteaux d’anniversaire, musique et chants, invitations…

21 juin : fête de la musique

Après l’orchestre de la Louisiane venu s’inviter sur la place André Meunier, peu de temps auparavant,

 

Eric Brocard, riverain, professeur d’accordéon diatonique , vient donner avec ses élèves un concert à la Cabane à Gratter .

 

 

 

22 juin : atelier fresque : « Les rêves du désert »

«  un œil de faucon, une école dans le désert, un soleil, des étoiles, …des adultes, des enfants et des parents qui «  parfaient » l’œuvre commencée par leurs petits

 Ce qui est incroyable, c’est la diversité des motifs ,  des couleurs et des âges, tout le monde se sentant libre mais il fallait pour cela la patience et le sens artistique du maître d’œuvre : Nathalie et l’accalmie de la pluie, l’atelier se déroulant en plein air . »